Hartmut Michel, Prix Nobel de chimie 1988, a estimé que l'obligation européenne de mélanger des biocarburants aux carburants traditonnels était "extrêmement négative", en particulier pour ses effets néfastes sur les forêts tropicales.

Il explique que l'UE est contrainte d'importer, du fait de coûts de fabrication des biocarburants plus élevés en Europe que dans les pays émergents, des matières premières telles que de l'huile de palme provenant d'Indonésie, ce qui conduit à raser ou à brûler des forêts tropicales. A ce sujet, M. Michel ajoute que lorsque l'on brûle les palmistes à huile, il faut plus d'une centaine d'années pour que le CO2 émis soit réabsorbé.

Dès lors, il préconise l'alternative du chauffage au bois issu d'arbres tels que le peuplier, dont la croissance est rapide, et d'exploiter le gaz naturel ou le pétrole émis pour faire fonctionner les automobiles. L'Allemagne a fait savoir qu'elle envisageait la création d'un système de certification pour l'huile de palme afin d'éviter la déforestation de surfaces entières de palmistes.

Source : AFP (9 juillet 2007)

Vos réactions...